Le point sur la COVID-19 de la présidente de l’APASE pour le 19 février 2021

Chers membres,

Je viens de les compter, il s’agit ici de ma 30e mise à jour à vous concernant la pandémie de la COVID-19. Je n’ai pas toujours autant d’information concrète à vous donner que je le voudrais, mais je tiens à ce que vous sachiez ce que nous savons, ce que nous ne savons pas et ce que nous faisons pour combler l’écart.

Nous vivons et travaillons dans des circonstances particulières depuis près d’un an, à présent. Et, bien que nous ayons pour la plupart trouvé des moyens de composer avec cette « nouvelle normale », la chose s’est révélée difficile. Les êtres humains sont biologiquement programmés pour une réaction de combat, de fuite, de paralysie ou de résignation lorsqu’ils sont confrontés à des menaces et à de l’incertitude de l’ampleur que nous connaissons actuellement. Si vous trouvez difficile de faire face à tout cela, la bonne nouvelle, c’est que vous êtes normal(e). La mauvaise nouvelle, c’est que nous en avons encore pour longtemps.

Il y a quelques semaines, avec cette réalité en tête, l’APASE a lancé un questionnaire de suivi concernant la pandémie et la façon dont elle a affecté la santé mentale, la charge de travail, la productivité et le moral de nos membres. Au moment d’écrire ces lignes, près du quart de nos membres ont pris le temps d’y répondre. Ce taux de participation est bon, mais nous tentons d’obtenir le tableau le plus complet possible des répercussions de la pandémie de la COVID-19 et des mesures que l’employeur a prises pour y réagir sur nos membres. Ainsi, si ce n’est déjà fait, je vous demande de prendre quelques instants pour remplir le bref questionnaire avant minuit le 28 février. Je vous garantis que vos réponses resteront anonymes et serviront uniquement, de manière regroupée, à raffiner nos activités de défense des intérêts et nos programmes de manière à mieux satisfaire vos besoins.

Les résultats préliminaires jusqu’ici nous révèlent des choses utiles. Seulement 10 % d’entre vous travaillent à temps plein au bureau, tandis que les autres travaillent entièrement ou en partie de la maison, et les répondant signalent en grand majorité qu’ils ne se sentent pas pressés de retourner sur les lieux de travail avant qu’ils ne soient sécuritaires. Le principal problème que le télétravail pose, c’est le manque d’infrastructures et de matériel ergonomique et vos grandes inquiétudes individuelles relatives au travail concernent la santé psychologique, la charge de travail et les problèmes d’ergonomie/garderie. De manière plus générale, les membres sont le plus préoccupés par les incidences globales de la pandémie sur le Canada et les Canadiens et les Canadiennes, les compressions possibles du service extérieur et les priorités changeantes de leur ministère d’attache.

Nous vous entendons et nous continuons à travailler pour votre compte afin d’atténuer les effets de la pandémie sur vous et les membres de votre famille, y compris en veillant à ce que l’employeur remplisse son devoir de diligence et ses autres obligations. La semaine dernière, les agents négociateurs d’AMC ont rencontré la direction et reçu un breffage sur l’état d’avancement de la stratégie de vaccination pour le PC et les membres de leur famille à l’étranger. Nous avons appris qu’AMC s’attend à ce que ceux et celles qui sont désignés comme « de première ligne/essentiels » soient vaccinés d’ici la fin de juin et les autres PC et les personnes à leur charge, d’ici la fin de septembre, conformément à l’engagement du Premier ministre à l’égard de tous les Canadiens. À cette fin, le ministère aura recours à diverses méthodes, notamment en autorisant la vaccination locale si elle est disponible et sécuritaire, en établissant des centres de livraison pour certaines régions et en expédiant les vaccins directement aux missions dans d’autres régions. Étant donné qu’il n’y aura pas d’approche universelle pour l’ensemble du réseau, votre mission et votre direction géographique resteront votre meilleure source d’information. Toutefois, l’APASE surveillera la situation afin de voir à ce que l’approche soit cohérente et équitable.

À propos d’équité, nous sommes au courant des problèmes courants concernant les déplacements et les congés annuels dans les missions et nous nous efforçons de faire prendre conscience à la direction des effets nuisibles de ses politiques sur la santé psychologique et le bien-être de nos membres. Pour exacerber la situation, l’annonce, la semaine dernière, de la mise en œuvre d’une quarantaine obligatoire de trois jours à l’hôtel pour les voyageurs arrivant au Canada n’était pas accompagnée de directives claires et exhaustives officielles aux employés quant à ce que l’employeur couvrira ou non. Nous faisons de notre mieux pour obtenir le plus de précision possible et pour faire valoir qu’il ne faut pas s’attendre à ce que nos membres absorbent d’importants frais imprévus de quarantaine pour des déplacement entrepris dans le cadre de leur emploi.

Des irritants courants comme le processus inutilement onéreux de demandes de règlements en vertu du Régime de soins de santé de la fonction publique (RSSFP) à l’étranger viennent compliquer la vie en période de pandémie. Même si le contrat d’assurance et la relation avec le fournisseur de service ne sont pas assujettis à la convention collective, ce qui limite les mécanismes « durs » accessibles à l’APASE, nous avons exposé les problèmes à l’administrateur du régime et au SCT dans le cadre du CNM et d’AMC. Vous pouvez appuyer nos efforts en écrivant à l’Administration du RSSFP fédéral, C. P. 2245, Succursale D, Ottawa (Ontario) K1P 5W4, et en envoyant copie de votre lettre à info@pafso.com. Nous utiliserons vos points pour étoffer notre dialogue avec l’employeur et notre position concernant le renouvellement imminent du RSSFP, qui constitue notre meilleur espoir de solution à long terme. Dans l’intervalle, nous recommandons aussi aux membres qui prévoient des problèmes de remboursement de présenter des demandes d’avance de frais médicaux par l’intermédiaire de leurs missions et de communiquer avec le siège social de l’APASE afin d’obtenir de l’aide s’ils estiment qu’une demande a été refusée sans motif valable.

Par ailleurs, comme partie intégrante de nos efforts constants de lutte contre le racisme, le 9 février, j’ai eu le privilège d’accueillir Myriam Montrat, dirigeante du Secrétariat de lutte contre le racisme d’AMC. Dans le cadre de notre série de petits déjeuners virtuels de l’APASE, Myriam nous a parlé du rôle de son organisation, des tendances et des enjeux qu’elle et son équipe ont cernés jusqu’ici et de la façon dont l’APASE et ses membres peuvent aider à améliorer les choses. Ce fut une conversation très éclairante. Si vous n’avez pas eu la chance d’y participer, vous trouverez un enregistrement de la séance sur notre canal YouTube.

Notre prochain petit déjeuner virtuel de l’APASE aura lieu à 08h00 le mardi 9 mars et mettra en vedette Michel Salmon de Lumas Inc. Michel nous parlera du leadership personnel et organisationnel, ce qui devrait se révéler une discussion intéressante en « cette période ». Vous pouvez vous inscrire pour la séance sur Zoom ici.

Conformément à l’engagement que nous avons pris de lutter contre le racisme systémique en milieu de travail, je voudrais porter à votre attention deux importantes occasions d’en savoir davantage sur les Canadiens noirs et la santé mentale du Centre d’expertise pour la santé mentale en milieu de travail. La première séance, Le racisme anti-Noirs : l’impact sur la santé mentale, sera tenue par le chapitre de la Colombie-Britannique du Caucus des employés fédéraux noirs et aura lieu le 23 février à 14h00, heure d’Ottawa. Cliquez ici pour y participer. La seconde séance, Parlons de la santé mentale des Noirs, sera tenue par le Conseil national de recherches et aura lieu le 24 février à 13h00, heure d’Ottawa. Inscrivez-vous ici.

Enfin, pour clôturer le Mois de l’histoire des Noirs 2021, le Congrès du Travail du Canada vous invite à assister à un webinaire sur le thème du racisme systémique anti-Noirs dans le contexte de la pandémie de la COVID-19. On y abordera la question de savoir comment le mouvement ouvrier peut faire en sorte que le recouvrement de la pandémie soit à la fois inclusif et équitable. La séance se tiendra le 23 février à 13h00, heure d’Ottawa. Utilisez ce lien pour vous joindre à la conversation.

Comme toujours, si vous avez d’autres questions ou préoccupations au sujet de votre situation particulière au travail, n’hésitez pas à communiquer avec notre directrice générale, Kim Coles. Elle s’empressera de vous mettre en contact avec l’un ou l’autre de nos conseillers en relations de travail. Pour toute autre question, il suffit d’envoyer un courriel à info@pafso.com en tout temps, et quelqu’un communiquera rapidement avec vous.

Si vous avez juste le goût de vous pointer pour un café, n’oubliez pas que nous avons une rencontre virtuelle tous les mercredis à 10h30, heure d’Ottawa. Cliquez ici si vous voulez vous joindre à nous.

Finalement, sur une note sombre, il y a aujourd’hui 802 jours que notre ami et collègue Michael Kovrig et son compatriote canadien Michael Spavor sont emprisonnés en Chine. Le moment est venu de rapatrier les deux Michael. Si vous désirez appuyer nos efforts, n’hésitez pas à utiliser notre trousse de graphiques pour faire passer le message sur vos médias sociaux.

Prenez soin de vous et des autres. Je vous reviens dans deux semaines.

Cordialement,

Pam Isfeld
Présidente

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