Le point sur la COVID-19 de la présidente de l’APASE pour le 18 juin 2021

Chers membres,

Depuis plus d’un an, l’APASE, de concert avec les autres agents négociateurs membres du Conseil national mixte, presse l’employeur de verser une prime de risque qui tiendrait compte du travail dangereux et difficile exécuté par nos membres qui travaillent en première ligne depuis le début de cette crise mondiale, il y a 15 mois. Plus tôt cette semaine, à la plus récente rencontre du groupe de travail sur la COVID-19 et au beau milieu de la Semaine de la fonction publique, l’employeur a annoncé qu’il ne mettrait en œuvre aucune forme de prime de risque parce que les mesures de santé publique en place dans les lieux de travail fédéraux rendent la chose inutile.  

Nous sommes en désaccord. La pandémie de la COVID-19 pose un risque sans précédent auquel un grand nombre de nos collègues sont exposés dans l’exercice de leurs fonctions au service du Canada et des Canadiens et Canadiennes. L’employeur ne reconnaît-il donc pas le caractère dangereux de notre travail, en particulier dans des endroits comme New Delhi, où les ravages du virus sont bien documentés? Nous sommes d’autant plus désappointés du fait que les membres des Forces canadiennes récemment déployés pour prêter main-forte durant la pandémie dans les établissements de soins de longue durée ont reçu une prime de risque, mais que le gouvernement fédéral refuse de reconnaître le travail de ses propres employés de la santé publique, de l’inspection des aliments et des services correctionnels ou, encore, de ses agents du service extérieur. Même le secteur privé a tenu compte des risques accrus auxquels ses travailleurs et travailleuses sont exposés en implantant des primes de risque dans des circonstances semblables. Nous allons continuer à presser l’employeur de documenter et d’expliquer les raisons pour lesquelles ses propres travailleurs et travailleuses ne mériteraient pas ce genre de respect et de reconnaissance.

S’il y a quelque chose que les 15 derniers mois ont mis en évidence, c’est le dévouement et le travail ardu de nos membres au pays et à l’étranger. Qu’il s’agisse de ceux et celles qui s’occupent des rapatriements ou de ceux et celles qui sont restés à la mission ou, encore, de ceux et celles qui ont réussi la transition au télétravail sans interruption perceptible des services qu’ils rendent, le service extérieur professionnel du Canada a su relever le défi avec brio. Hier, les noms des quatre lauréats des prix de l’APASE pour 2021 ont été dévoilés. Au lieu de la soirée de gala habituelle, le comité des prix a produit une vidéo extraordinaire qui capte l’esprit des cérémonies du passé. Si vous avez raté son courriel d’hier, voici le lien à la vidéo. Ne manquez pas de prendre quelques instants au cours du week-end pour visionner avec fierté cet hommage à notre grande profession.

Je profite de l’occasion pour féliciter les lauréats et lauréates des prix de l’APASE pour 2021.

Félicitations à Francis Huot qui est consul et délégué commercial principal au Consulat et Bureau commercial du Canada à Auckland. Un délégué commercial d’expérience, Francis a tout de suite noté que l’économie maorie croissait plus rapidement qu’aucun autre secteur de l’économie en Nouvelle-Zélande. Il y a perçu un marché en croissance, mais également une façon de s’insérer dans le domaine sous-représenté des échanges directs entre indigènes. Francis Huot a mis sur pied divers programmes d’échanges commerciaux et délégations commerciales et il est ainsi devenu LA personne-ressources du Canada au sein de la communauté des affaires maorie et du gouvernement de la Nouvelle-Zélande.

Stéfanie Bergeron est une agente du service extérieur au niveau d’entrée qui en est à sa première affectation à l’étranger à Bamako, Mali. En quelques mois, elle se retrouve à occuper un poste de niveau FS-3 par intérim, à titre de gestionnaire de programme, aidant à rapatrier une victime d’enlèvement canadienne, à évacuer le personnel non essentiel à cause de la pandémie et à agir comme chargée d’affaires du Canada en l’absence de l’ambassadeur quelques jours à peine après le coup d’État du mois d’août. Il est rare, dans l’histoire du Ministère, qu’une agente débutante ait occupé un poste supérieur dans des circonstances aussi difficiles. Félicitations à Stéfanie Bergeron qui a fait preuve de leadership admirable en diplomatie et qui est une agente du service extérieur remarquable.

Par des mises à jour par courriel, des appels personnels et des vidéoconférences, Robin Crowder a tenu tous les membres de son équipe d’IRCC au courant, branchés et calmes sur une base souvent quotidienne, au cours des 15 derniers mois. Et même lorsque littéralement des centaines se trouvaient en ligne dans un appel vidéo à partir de son sous-sol, elle a réussi à faire en sorte que chacun, chacune, se sente apprécié et appuyé. Son écoute attentive et empathique et, surtout, son humanité et son honnêteté, ont inspiré confiance à son équipe. Par sa compassion et sa bonté, sa sagesse et sa prise en charge sécurisante, elle a rendu un service phénoménal à IRCC et au Canada. Félicitations à Robin Crowder, directrice adjointe, Direction de la gestion des effectifs, IRCC, Ottawa.

Et, enfin, félicitations à Phedra Moon Morris, chef de l’Aide au Haut-Commissariat du Canada au Bangladesh. À peine quelques jours après son arrivée à Dhaka, un million de réfugiés Rohingya ont surgi et franchi la frontière en provenance du Myanmar. Phedra Moon a dû pivoter rapidement, s’adapter à cet exode de personnes fuyant un génocide et devenir leur alliée dans une crise humanitaire. Grâce à son vaste réseau couvrant de nombreuses missions et pays, Phedra Moon a réuni les personnes compétentes pour créer des solutions novatrices et bâtir des consensus. Elle a formulé des recommandations en appui non seulement à la réaction d’Ottawa à la crise, mais aussi au fondement de la stratégie triennale du Canada. Elle a ainsi placé le Canada à l’avant-plan de la réponse internationale.

Il ne s’agit là que de mon synopsis. Vous devriez vraiment visionner la vidéo des prix pour 2021 et entendre nos collègues partager leurs histoires dans leurs propres mots. Du travail vraiment formidable exécuté par des personnes vraiment formidables. Félicitations à tous ceux et celles qui étaient en nomination cette année – les juges ont eu une tâche extrêmement difficile à choisir parmi vous.

Je tiens aussi à prendre quelques instants pour vous annoncer que le concours de photos de l’APASE pour 2021 sera lancé la semaine prochaine. Surveillez vos boîtes de réception pour l’appel d’inscriptions et tous les détails. Les inscriptions pour 2020 ont dépassé toutes les attentes. J’ai hâte de voir ce que vous nous réservez cette année!

La semaine dernière, la série de petits déjeuners virtuels de l’APASE comportait une discussion en table ronde avec plusieurs de nos nouveaux collègues FS-01 ou qui le deviendront bientôt sur ce que nous aurions aimé savoir au moment de notre adhésion au service extérieur. Si vous l’avez raté et voulez vous rappeler des souvenirs de la sagesse et des connaissances acquises au fil des ans, vous pouvez cliquer ici pour visionner un enregistrement de la séance. Notre prochain petit déjeuner aura lieu le 13 juillet et il s’agira d’une discussion sur les enjeux entourant l’établissement de la présidence à temps plein. Vous pouvez vous inscrire à cette séance ici.

Et, enfin, je voudrais souligner que lundi prochain, 21 juin, c’est la Journée nationale des peuples autochtones. Compte tenu des récentes nouvelles tragiques et dans le cadre de nos activités constantes de lutte contre le racisme, l’APASE est consciente qu’elle partage la responsabilité de mettre en œuvre les Appels à l’action de la Commission de vérité et de réconciliation. Comme je l’ai mentionné la dernière fois, l’Appel à l’action no 57 exige que les fonctionnaires soient formés « sur l’histoire des peuples autochtones, y compris en ce qui a trait à l’histoire et aux séquelles des pensionnats », et reçoivent une formation axée sur les compétences pour ce qui est de l’aptitude interculturelle, du règlement de différends, des droits de la personne et de la lutte contre le racisme. Le Comité professionnel de l’APASE a entrepris d’intégrer ces éléments dans bon nombre de nos activités de perfectionnement professionnel et, d’ici deux semaines, nous nous réunirons pour discuter des prochaines étapes. Faites-moi savoir s’il vous intéresse de prêter main-forte au comité dans ce travail important.

Comme toujours, si vous avez des questions ou préoccupations au sujet de votre situation particulière au travail, n’hésitez pas à communiquer avec notre directrice générale, Kim Coles. Elle s’empressera de vous mettre en contact avec l’un ou l’autre de nos conseillers en relations de travail. Pour toute autre question, il suffit d’envoyer un courriel à info@pafso.com en tout temps, et quelqu’un communiquera rapidement avec vous.

Pour une conversation sans caractère officiel, n’oubliez pas nos pause-café virtuelles du mercredi à 10h30, heure d’Ottawa. Cliquez ici si vous voulez vous joindre à nous. En outre, si votre fuseau horaire vous empêche de vous joindre à nous à cette heure‑là, envoyez-moi un courriel pour voir si nous pourrions organiser une séance qui vous conviendrait mieux.

L’été s’annonce déjà affairé, et il semble qu’il en soit de même pour l’automne. Profitez donc de tout répit qui se présentera. Il est important de refaire le plein d’énergie, de temps à autre. Je vous reviens dans deux semaines.

D’ici là, prenez soin de vous et des autres.

Cordialement,

Pam Isfeld
Présidente

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