Le point sur la COVID-19 de la présidente de l’APASE pour le 17 juillet 2020

Chers membres,

À partir de ce matin, la plupart des régions de l’Ontario passent à la dernière étape de la relance économique. Parallèlement, de plus en plus de municipalités au Canada rendent obligatoires les masques et les couvre-visage dans les lieux publics fermés.

Depuis plusieurs semaines, l’APASE collabore étroitement avec l’Employeur dans l’élaboration de plans concrets en vue du retour éventuel sur nos lieux de travail au Canada et à l’étranger. Nous nous attendons à ce qu’AMC et IRCC dévoilent d’ici peu les détails de ces plans, qui comporteront une approche itérative et un retour progressif des employés sur leurs lieux de travail. On met au maximum l’accent sur la sécurité des employés, et il faudra franchir plusieurs étapes clés dans les évaluations – le passage à l’étape suivante n’aura lieu qu’une fois qu’il aura été satisfait à un jeu strict d’exigences en matière de santé et de sécurité. Cette prochaine étape exigera un certain degré de souplesse de la part des membres comme de la direction à mesure qu’ils s’aventureront vers des solutions qui conviennent aux conditions locales et qui accordent la priorité à la sécurité et au bien-être des employés. Soyez assurés que l’APASE tient ces enjeux à cœur et, si vous estimez que le processus de réintégration dans votre unité de travail se passe de manière discriminatoire ou dangereuse, n’hésitez pas à communiquer avec notre directrice exécutive Kim Coles pour fins d’aide et de conseils.

Je suis très heureuse de vous signaler que nos efforts de défense des intérêts auprès d’AMC et du Conseil du Trésor quant au sort des membres déclarés vulnérables pour des raisons médicales, qui souhaitent retourner à la mission, semblent avoir porté fruit. La plupart des employés dont nous sommes au courant se voient actuellement accorder des évaluations médicales selon un processus accéléré. Santé Canada a convenu d’élaborer un cadre de travail en vertu duquel les évaluations pourraient être menées par d’autres médecins, ce qui permettrait aux employés et aux personnes à leur charge d’être évalués par leurs médecins traitants. À l’heure actuelle, on procède à environ 25 à 30 évaluations par semaine pour le compte d’AMC et, si nous avons bien compris, le rythme est semblable pour IRCC. Les nouvelles dispositions prises à AMC devraient accélérer ce processus.

Quelques membres ont communiqué avec moi pour me faire part de leurs préoccupations au sujet de l’obligation qu’AMC a imposée de subir une évaluation médicale pour retourner à la mission après le rapatriement de personnes sur la base d’autodéclarations de vulnérabilité. Nous sommes conscients de l’illogisme, mais il faut aussi prendre en compte qu’AMC a une obligation de diligence à l’égard des employés et des personnes à leur charge dans l’environnement de santé radicalement changé dans le monde. Par conséquent, je recommande que ceux et celles qui veulent retourner à la mission fassent du mieux possible pour se plier aux demandes d’AMC et de Santé Canada. Cependant, si vous estimez que votre cas est traité de manière discriminatoire ou injuste, n’hésitez pas à communiquer avec notre siège social afin d’obtenir de l’aide d’un de nos spécialistes en relations de travail.

La situation de la Covid-19 a eu un certain nombre de répercussions, notamment la décision d’AMC de « mettre sur pause » l’accumulation de service pour les employés nommés pour une période déterminée qui auraient atteint le seuil de trois ans pour une nomination pour une période indéterminée avec le renouvellement de leur contrat cette année. Le ministère justifie sa décision à cet égard en invoquant qu’il fait face à de l’incertitude sur le plan financier et que la nomination de ces employés pour une durée indéterminée pourrait entraîner une « situation de réaménagement des effectifs » (c.-à-d., des mises en disponibilité). Il s’agit là d’une situation fort démoralisante tant pour ces employés que pour leurs collègues. Par conséquent, l’APASE a, comme les autres syndicats, adopté pour position qu’AMC doit respecter la politique du gouvernement du Canada relative aux nominations pour une période déterminée, puis régler tout problème d’employés excédentaires, le cas échéant. Nous avons exposé notre point de vue à la direction d’AMC de concert avec les autres agents négociateurs touchés et nous aidons les membres individuels à régler leurs situations. Nous vous tiendrons au courant de nos progrès.

Sur d’autres plans, l’Alliance de la fonction publique du Canada a conclu la semaine dernière pour nos collègues membres de ce syndicat une entente relative à un dédommagement pour les conséquences de Phénix et une convention pour son plus important groupe professionnel. Il s’agit là d’une bonne nouvelle non seulement pour eux et elles, mais aussi pour les plus récents membres de l’APASE dont bon nombre sont passés du groupe PM à la filière SEAI et qui n’étaient pas visés par notre propre entente relative à Phénix pour la période antérieure à 2019. Ces membres peuvent désormais être admissibles à leur part des règlements de 1500 $ et 1000 $ que l’AFPC a négociés et ils devraient d’ici peu avoir des nouvelles de leur ancien syndicat. Nous restons satisfaits de notre propre entente comportant cinq jours de congé encaissables, étant donné que la plupart des membres de l’APASE gagnent plus de 2500 $ par semaine et que la valeur de leurs crédits de congés annuels augmentera.

La convention collective de l’APASE se compare avantageusement à la nouvelle convention de l’AFPC sur le plan financier, car la nôtre est en vigueur pour quatre ans plutôt que trois et nous vaudra une hausse de 6,5 % pour les trois premières années (dont 0,1 % attribué à des échelons supplémentaires pour l’échelle FS01) et de 8 % au total. Comme il s’agit là de gains salariaux ouvrant droit à pension plutôt que de paiements forfaitaires, nous en retirerons des avantages tout au cours de nos carrières et même à la retraite. L’augmentation garantie de 1,5 % pour la quatrième année nous donne un élément de stabilité au moment où notre pays vogue, sur le plan financier, vers des eaux qui pourraient être très agitées.

Au plan personnel, je suis également très heureuse de ne pas avoir été engagée dans des négociations collectives au cours des cinq derniers mois, non seulement parce que je voulais me concentrer sur la crise de la COVID-19, mais aussi parce que je voulais poursuivre nos travaux concernant divers projets, notamment le plan stratégique de l’APASE. Mercredi, j’ai organisé un groupe de discussion à l’intention des membres intéressés et j’ai eu un échange animé avec un petit groupe engagé sur toute une gamme d’enjeux, y compris la gouvernance de l’organisation et l’avenir du projet pilote de présidence à temps plein sur lequel les membres seront appelés à se prononcer par vote en prévision de l’assemblée générale annuelle du 26 octobre. Si vous n’avez pas eu la chance de formuler des commentaires sur le projet de plan stratégique, veuillez prendre quelques instants pour visiter le wiki et partager vos points de vue sur les priorités qui façonneront notre Association d’ici à 2023.

Nous poursuivons aussi notre programme d’activités professionnelles, notamment les petits déjeuners virtuels mensuels de l’APASE. À celui de juillet, tenu le 14, près de 90 membres se joints à nous pour entendre Richard Sharpe du Caucus fédéral des employés noirs parler de l’expérience vécue du racisme dans la fonction publique fédérale. S’il vous a été impossible de participer à cette discussion très importante, vous pouvez écouter l’enregistrement de la rencontre ici. Je suis très heureuse de la réussite des deux premiers petits déjeuners virtuels de l’APASE et j’ai hâte d’accueillir d’autres conférenciers intéressants dans cette formule. Veuillez m’envoyer un courriel si vous avez des suggestions de conférenciers ou de sujets.

Si vous avez des questions ou préoccupations au sujet de votre situation particulière au travail, n’hésitez pas à communiquer avec notre directrice exécutive Kim Coles. Elle s’empressera de vous mettre en contact avec l’un ou l’autre de nos conseillers en relations de travail. Si vous avez besoin d’aide pour autre chose ou si vous avez des questions, il suffit d’envoyer un courriel à info@pafso.com en tout temps.

Nos pause-café virtuelles se tiennent désormais les mardis, mercredis et jeudis à 10h30.  J’espère que vous pourrez y participer. En outre, si vous désirez que j’organise une conversation le mercredi soir, faites-moi parvenir un courriel avant mardi soir, mon heure.

Enfin, je dois malheureusement mentionner que ça fait aujourd’hui 586 jours que notre ami et collègue Michael Kovrig et son compatriote canadien Michael Spavor sont détenus. Il est plus que temps de les ramener au pays.

Je vous reparle dans 14 jours. D’ici là, prenez soin de vous et des autres.

Cordialement,

Pam Isfeld
Présidente

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