Les lauréats des Prix des agents du Service extérieur canadien 2016

Mona Yacoub, Jacqueline Kalisz, Brigitte Fournier. Absent: Karen Bongard

L’Association professionnelle des agents du Service extérieur (APASE) est heureuse d’annoncer les lauréats des Prix des agents du service extérieur canadien de l’APASE pour 2016, présentés le 9 juin au Centre Shaw d’Ottawa. Les lauréats des Prix des agents du service extérieur canadien de l’APASE pour 2016 sont :

KAREN BONGARD

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Karen Bongard, spécialiste du Secteur de la sécurité à Kaboul, Afghanistan, est une Canadienne travaillant dans le secteur de la sécurité dans une société à prédominance masculine. Elle a mérité l’admiration de ses collègues, de ses pairs et de ses partenaires locaux et internationaux par son travail exemplaire durant le mandat du Canada à la co-présidence de l’influent Bureau de surveillance et de coordination (BSC) pour l’Afghanistan. Il s’agissait de tenir au courant cinq ministères afghans, quatre organismes multilatéraux et des douzaines de pays donateurs; de coordonner la rédaction de documents techniques complexes; et de négocier sans relâche en vue d’obtenir le consensus. Karen possède un talent exceptionnel pour cerner, et évaluer les perspectives stratégiques et tactiques et alterner avec souplesse des unes aux autres. Un général américain a qualifié son rendement de « rien de moins que phénoménal », tandis qu’un général afghan a fait l’éloge de ses compétences en diplomatie et en défense des intérêts des femmes dans le Secteur de la sécurité. Karen Bongard se voit décerner le Prix de l’APASE 2016 pour son grand professionnalisme, son excellent jugement et une remarquable capacité d’engager, de convaincre et de motiver des équipes diversifiées de partenaires civils et militaires locaux et internationaux.

BRIGITTE FOURNIER
À titre d’agente de gestion et des affaires consulaires (AGC) à Athènes, Brigitte Fournier a été confrontée à des défis déconcertants. Lorsque le Plan d’action pour la réduction du déficit a nécessité l’élimination de 8 des 28 postes du personnel local, elle a fait en sorte que les employés touchés soient traités avec compassion, justice et dignité. Le transfert des fonctions financières d’Athènes à Rome a entraîné un déséquilibre dans les charges de travail : Brigitte a recueilli les pratiques exemplaires, consulté le personnel et établi une vision claire qui réattribuait les tâches équitablement, ainsi que des normes de service pour guider les employés. Compte tenu des graves restrictions en matière de déplacement imposées au personnel de l’AC, la décision d’acquérir un nouvel immeuble regroupant la chancellerie et la résidence de l’ambassadeur et de vendre les anciennes installations a obligé Brigitte à assumer des tâches qui incombent habituellement à Ottawa. Elle a négocié les questions d’achat, d’acquisition et de conception, orchestré le déménagement à la nouvelle chancellerie et planifié la vente de l’ancienne résidence et les travaux d’aménagement de la nouvelle. Brigitte se voit décerner le Prix de l’APASE pour ses compétences exceptionnelles en planification et en gestion et son leadership inclusif.

JACQUELINE KALISZ
Afin de mettre en œuvre la décision d’accueillir 25 000 réfugiés syriens au Canada sur une période de quatre mois, il a fallu les efforts combinés de centaines d’employés de l’IRCC et d’organismes partenaires. Le fait que Jacqueline Kalisz maîtrise comme nul autre le Système mondial de gestion de cas (le SMGC) de l’IRCC s’est révélé crucial pour 14 000 réfugiés de Beyrouth. Durant 11 semaines, elle a produit des listes de visas à émettre, de cas exigeant une attention particulière et de réfugiés prêts à voyager. Ses listes ont fait en sorte que les réfugiés puissent remplir toutes les étapes et partir en avion à destination du Canada. Elle a, par ses données, fourni des renseignements solides aux ministres et aux gestionnaires sur l’état d’avancement et les problèmes. Sa capacité de prévoir les flux de dossiers au moyen du système a permis de prendre en toute connaissance de cause les décisions d’ordre opérationnel qui s’imposaient. Jacqueline, la « magicienne du SMGC », possède les qualités qui font la grandeur du service extérieur – initiative, engagement et solide expertise. Pour son leadership inspirant et discret et ses contributions indispensables au projet de réfugiés syriens, Jacqueline Kalisz se voit décerner le Prix de l’APASE 2016.

MONA YACOUB
Mona Yacoub, chef du Bureau du haut-commissariat du Canada à Kigali, Rwanda, jongle avec ses responsabilités politiques, consulaires, commerciales et administratives ainsi que ses responsabilités en matière de développement au Rwanda et au Burundi, pays instable au plan politique. Durant la crise au Burundi, ses missions bien planifiées lui ont permis de recueillir de l’information à transmettre sur une situation très complexe. L’état de préparation du consulat repose sur un réseau de coordonnateurs consulaires bénévoles. Lorsque plusieurs coordonnateurs ont fui le pays, Mona a recruté des remplaçants, a vu à ce qu’ils soient formés et a apaisé leurs craintes relatives à la sécurité. Elle a aussi géré le déménagement du bureau du consul honoraire du Canada à Bujumbura et convaincu les autorités rwandaises de permettre aux Canadiens évacués d’entrer sans visa au Rwanda. Elle est efficace dans les réceptions diplomatiques et les consultations officielles et elle l’est tout autant sur le terrain, conduisant sur des routes dangereuses pour rencontrer des coordonnateurs consulaires, surveiller des projets et élargir son réseau de contacts. Pour son courage, son solide jugement et ses mesures déterminées pour le compte de Canadiens en situation de crise, Mona Yacoub se voit décerner le Prix de l’APASE 2016.

Le jury de sélection de 2016 était composé de : M. Denis Comeau (président), M. Serge April, M. Andrew Cohen, Mme Claudette Deschênes et Dr Linda Duxbury.

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